La pratique du yoga dans l’alimentation

par | Juin 27, 2020 | Bien-être, Tous les articles | 0 commentaires

Ayant étudiés les deux domaines, je trouve une connexion tellement forte, entre l'alimentation et le yoga. Cela peut paraître deux concepts totalement différent (et par moment, contradictoire), cependant tout dépend du point de vue que nous nous attardons sur ces aspects. Ayant étudiés les deux domaines, je trouve une connexion tellement forte, entre l'alimentation et le yoga. Cela peut paraître deux concepts totalement différent (et par moment, contradictoire), cependant tout dépend du point de vue que nous nous attardons sur ces aspects.

Cela peut être facile de tomber dans le côté excessif de l’alimentation, tout comme le côté excessif du yoga. Du côté nutritionnel, on peut se sentir le moindrement coupable lorsqu’on ajoute une pincé de sel dans notre plat, ou qu’on doit mettre un petit peu de beurre ou d’huile dans la plaque à cuisson, ou bien encore qu’on doive faire cuire nos légumes dans l’eau car on n’obtiendra pas le maximum des nutriments désirés. Tout ce côté, j’en ai déjà été très affecté. Je pense justement que c’est la philosophie du yoga qui m’a aidé à m’en rendre compte et à travailler sur ma rigidité que je m’étais infligée moi-même. Pour ça, on y reviendra hihi. Ceci étant dit, il y a aussi fortement le côté excessif dans la discipline du yoga qui peut se faire sentir très présente, en prenant tous les cours possible quite à en faire 2 fois par jours, même si le corps n’en demande pas autant. En ressentant une pression de faire du yoga à tous les jours, même si on est fatigué et qu’on voudrait simplement s’étirer ou même, ne rien faire. Comme si en ne faisant pas 10 minutes de yoga à tous les jours, on n’est pas vraiment quelqu’un qui aime le yoga, quelqu’un qui est lâche. Mmmm, intéressant! Cela m’apporte à vous parler de l’écoute.

L’écoute est un concept qui, pour certain est facile à maîtriser. Pour d’autre, comme moi, ont due prendre plus de temps avant d’être entendue réellement. Apprendre tranquillement à venir s’assir dans le système digestif, avant de prendre la décision de manger une deuxième assiette. Apprendre également à venir s’appuyer contre le coeur, avant de prendre une décision d’aller à un cours qui ne nous tente pas réellement. Je pense que les deux phrases que vous venez de lire, sont à prendre avec un bémol. Il est totalement correct de prendre une deuxième assiette et je ne me gène pas de le faire. Ce qui compte, c’est l’écoute de soi. De ne pas se priver pour prendre une plus grosse portion si on en a envie, et de ne pas se forcer de manger à tel heure, si notre ami satiété est encore présent. D’être capable de faire la différence entre ne pas avoir envie de bouger, mais de le faire tout de même car on sait qu’on va se sentir bien après, versus avoir envie de donner un repos à son corps car le niveau d’énergie n’est pas à son optimal. En écoutant notre corps physique et digestif, on en ressentira un plaisir.

Le plaisir joue pour beaucoup dans ces deux mots. Le plaisir d’écouter son corps en mangeant, le plaisir d’écouter son corps en bougeant. Cela aide beaucoup avec la charge mentale qu’on peut avoir dans le train-train du quotidien, mais aussi simplement avec la charge mentale qu’on s’inflige à nous-même. Si on aborde la nourriture sur une touche de plaisir et de légerté, préparer le repas et le déguster aura certainement un meilleur impact sur notre système digestif et l’assimilation des vitamines, minéraux et nutriments. C’est la même chose avec le yoga. Si on aborde le mouvement du corps comme une façon de libérer ce qui est, et de se débarrasser de ce qui n’est plus, il sera beaucoup plus facile d’atteindre un sentiment de légerté, de détendre et de satisfaction personnelle en jouant dans le jeu qu’apporte une classe de yoga. 

Ce que j’essaie de vous faire voir, c’est que ce n’est pas tout blanc ou tout noir, et c’est correct ainsi. Ce n’est pas de faire du yoga et de boire QUE des jus verts, manger QUE sans gluten et manger QUE du végétales. Si c’est ce qui vous appelle, c’est parfait. Sin non, c’est parfait aussi. Il y a un entre-deux, qui est fort intéressant à aller siéger. L’important, c’est d’écouter ce qui se passe en nous, prendre plaisir à la façon dont on perçoit l’action ou la décision précise, et surtout… mais surtout : la compassion envers soi-même et le non-jugement. Se laisser manger une poutine sans remord et rester chez soi le soir à prendre un bon bain chaud après une longue journée à la place de devoir courir au cours: c’est correct. Ne pas avoir envie de manger de la nourriture plus fast-food et vouloir rester dans une alimentation saine: c’est correct. Dans les deux cas, tout ce qui compte, est d’apprécier à 100 % la décision précise. De cette façon, on ne s’en tiendra que très peu rigueur et on passera plus facilement à autre chose.

Au plaisir de percevoir tous ensemble l’acte de manger et l’acte de faire sa pratique de yoga sous un angle plus doux envers soi-même.

Rédactrice de l’article: Marie-Ève Boulais.

Un gros merci à mon amie Marie-Ève pour avoir écrit cet article. Une femme tellement inspirante par sa douceur, sa gentillesse et par sa façon de percevoir la vie simplement. Professeure de yoga et à la fois technicienne en diététique, elle a un atout pour comprendre l’importance du yoga dans l’alimentation et l’acte de manger.